Effacer la peur de la récidive pour le cancer du sein

Effacer la peur de la récidive pour le cancer du sein

Quand Emma m’a contactée, elle avait été opérée depuis 2 mois d’un cancer du sein découvert lors d’un contrôle de routine. Elle suivait un programme de chimiothérapie « de sécurité ».

C’était son premier vrai problème de santé, mais un rapide tour d’horizon a révélé une grande quantité de traumatismes tout au long de sa vie. Il y en avait tellement qu’elle ne savait pas sur quoi travailler. « Je vous fais confiance » me dit-elle. Ah. Aussi honorée que je puisse être, je n’ai pas la réponse ! Je lui demande donc de fermer les yeux, respirer profondément et me dire à quoi elle pense. Réponse totalement différente ! Sans avoir à réfléchir elle dit immédiatement : « la récidive ». Je lui demande quel sentiment y est associé : « Je pense avoir compris le principe, donc là je vais guérir parce que je veux guérir. Mais après j’ai peur de ne pas arriver à casser le processus ancestral ».

Une peur bien compréhensible dans sa situation. Son excellente prise en charge médicale et une bonne dose d’EFT lui ont permis d’acquérir la certitude de guérir, mais que réserve l’avenir ? Il est temps de commencer à tapoter.

Même si j’ai peur de ne pas avoir suffisamment de force pour casser ce processus ancestral, au moins je sais que je vais guérir pour cette fois, et je choisis d’accepter ma peur aussi facilement que j’accepte ma guérison.

Tout en tapotant, je guide Emma, qui visualise sa peur comme un caillou noir dans son estomac, à dissoudre cette vision et la remplacer par une vision plus sereine, qui se présente dans son cas sous une couleur rose.
La visualisation reste bloquée à moitié rose et moitié noir. Emma évalue maintenant sa peur à 4  (sur une échelle de 0 – pas de peur, à 10 – peur incontrôlable) au lieu du 7 du départ.
Elle explique logiquement que ce soit descendu grâce au travail que nous venions d’effectuer, mais que ça ne peut pas arriver à 0 parce que cette peur est là depuis trop longtemps. Qu’à cela ne tienne !

Même si j’ai cette peur depuis bien trop longtemps, et qu’elle est dans ma lignée ancestrale depuis encore plus longtemps, ce n’est pas moi qui vais faire partir tout ça en juste quelques secondes, une partie de moi se pose sérieusement la question. Et si je pouvais ?

A la fin de cette série, moins de 15 minutes après le début de notre séance, je fais de mon  mieux pour raviver sa peur : « elle est là dans vos gènes, c’est ancré et vous êtes programmée pour continuer le processus. La preuve, vous avez eu un premier cancer. C’est une peur intense… ». Incrédule, elle précise : « Je dirais que je ne l’ai plus, mais ça me paraît un peu impossible ».

La situation est maintenant toute différente. Nous passons la demi-heure suivante à aider Emma à accepter la possibilité de ce qu’elle ressent. Emma bénéficie d’une bonne dose d’humour, ingrédient très utile. Les séries suivantes incluent :

Même si il est vraiment impossible que je n’aie plus cette peur, ça doit être un tour de passe passe de mon esprit, il l’a cachée ailleurs, je suis sûre qu’elle va ressortir, mais une partie du moi n’est pas sure du tout, une partie de moi est tout à fait prête à laisser partir cette peur.

Même si ça me paraît impossible d’évacuer tout ça en juste 10 minutes, impossible n’est pas français, et tout comme j’ai décidé de guérir de toutes les façons, je choisis de guérir pour les générations futures.
Même si tout ça me paraît complètement impossible, c’est beaucoup trop soudain, qui serais-je sans cette peur ? J’ai évacué une partie de moi même en même temps que cette peur, je choisis d’apprendre à me connaître, à me connaître vraiment, moi, Emma, sans peur et sans reproche.

Pour l’aider à se voir sous son nouveau jour je lui propose d’imaginer qu’elle se voit de l’extérieur. Nouvel obstacle, elle se voit « légère et souriante » sans cette peur. Très bien me dis-je. Seulement elle réalise qu’elle a toujours renvoyé aux autres une image « légère et souriante », mais que ce n’était qu’une image. Même si la situation est bien différente maintenant puisqu’elle SE SENT vraiment légère et souriante, cela demande encore un peu de tapotements. Après quelques séries supplémentaires, je laisse Emma avec quelques suggestions de « travail à la maison ».

Une semaine plus tard, Emma confirme que la peur de la récidive a complètement disparu. Elle mentionne aussi ne plus avoir peur de mourir d’un cancer. Cela aurait pu être un de ces heureux effets secondaires de l’EFT suite à notre séance précédente, mais non, rendons à César ce qui lui appartient : cette peur avait en fait déjà disparu avant notre première séance, en même temps que la peur de ne pas guérir, grâce au Congrès Francophone d’EFT que Emma avait suivi, et plus particulièrement à un protocole que Noëlle Cassan y avait partagé.

Toutes ces améliorations ont aussi été constatées à un autre niveau quelques jours après notre première séance par l’ostéopathe d’Emma, quelque peu surprise.

Il est évident que nous ne pouvons pas certifier qu’Emma n’aura plus jamais de cancer. Rendez vous dans 50 ou 60 ans pour avoir la réponse ! Cependant, entre vivre avec ou sans la peur constante, consciente ou non, de la récidive, que choisiriez vous ?

Emma commente les changements qu’elle a constatés suite à la disparition de ses peurs : «Tout d’abord physiquement , je n’ai plus cette boule dans la gorge que je ressentais quasiment tous les soirs en me couchant et ce depuis la mort de ma mère {quleques années auparavant]. Ne plus avoir peur me donne du temps …. le temps de ne plus faire semblant , le temps d’être moi et surtout le temps de vivre avec les autres au lieu de vivre a travers eux et leur regard ( ce que j’ai fait pendant 50 ans pour combler ma peur , peur de la maladie mais aussi peur de la solitude, peur du jugement, peur de la critique ), d’où mon projet d’arrêter mon activité professionnelle de cadre commerciale dans une administration pour retrouver mes rêves d’adolescente : aider les autres ! »

Suivi à 3 mois
Emma continue à tapoter seule, avec quelques séances ensemble pour passer les caps plus difficiles, physiques ou émotionnels.

Notamment, après avoir souffert 6 jours de très grosses douleurs abdominales, elle m’a demandé quelques conseils par mail. Après les avoir mis en pratique elle même, les douleurs ont totalement disparu.

Les chimios sont maintenant terminées. Elle continue sur son itinéraire de guérison, allégée du poids de sa peur de la récidive. Merci Emma de partager cette histoire. Beaucoup de personnes qui ont vécu un cancer passent le restant de leurs jours avec cette épée de Damoclès au dessus d’eux. Comment serait leur vie si elles consacraient l’énergie que cette peur puise en eux à créer leur vie et profiter de tous ses bienfaits, jour après jours ?

Un an plus tard
Emma a envoyé un témoignage qui est un joli point final à ce chapitre de sa vie, Je vous invite à retrouver ce témoignage en cliquant ici.

Aucun commentaire

Publier un commentaire