Je ne sais pas quoi dire en tapotant – Tapo-Truc nº 8 : Les petites phrases de l’enfance

MomTalk2Child

Je ne sais pas quoi dire en tapotant – Tapo-Truc nº 8 : Les petites phrases de l’enfance

Vous souvenez-vous de ces petites phrases que vos parents VOUS disaient ou disaient aux autres A PROPOS DE VOUS dans votre enfance? Parents, ou frères et soeurs, professeurs, copains et copines…

Nous émettons des jugements à longueur de journée : « ce repas est excellent ». C’est un jugement. Certes, c’est un jugement agréable.

Mais qu’en est-il des jugements que parents et autres expriment sur un enfant?

Prenons un exemple : « Tu es toujours en retard ». Combien de parents le diraient à leur enfant? Et cela peut être très réel. Est-ce que le dire ainsi change quoi que ce soit dans l’instant ou à long terme ? Et dans quel sens ? Est-il possible que ce type de petites phrases installe un « programme » dans le subconscient ? Est-ce pousser trop loin ?

Lorsque c’est dit une ou deux fois, cela porte rarement à conséquence. Cela peut même être dit à répétition et n’entraîner aucun effet à long terme sur l’enfant que nous étions. Et puis quand c’est dit avec douceur et affection, ça ne peut pas faire de mal, n’est-ce pas?

Mais quand un jugement est répété encore et encore, même avec affection, et sans offrir un soutien constructif d’une forme ou une autre pour aider à changer les choses, il arrive que ces remarques s’établissent lentement comme une « vérité personnelle ». « Tu es toujours en retard » dit avec un sourire par maman quand nous étions petit peut être devenu « je suis toujours en retard » quand nous parlons de nous même en tant qu’adulte. Et cela semble tellement vrai et évident que nous n’essayons même pas de le changer, même quand cela affecte profondément notre vie quotidienne. C’est simplement un fait : « Je sais que je suis toujours en retard, je comme ça ». Et si ce n’était PAS un fait? Et si nous pouvions le changer? Comment serait votre vie si cela n’était plus vrai? Qui seriez vous si vous étiez toujours à l’heure? Votre vie en serait-elle plus simple? A quoi pourriez vous consacrer votre énergie si vous appreniez à planifier et n’aviez pas besoin de stresser une fois sur deux (ou plus!) pour être à l’heure quelque part?

Ceci n’est qu’un exemple. Quelles petites phrases entendiez vous dans votre enfance? Comment vous décrivez-vous maintenant? Et si vous entrepreniez de tapoter sur les différents impacts de ces « vérités » dans votre vie? Vous pouvez le faire quand vous l’observez dans votre vie à un moment précis, ou simplement « à froid ». Ceci peut être un travail de fond, à entreprendre sur quelques semaines, jusqu’à constater que… ça change?

Même si je suis toujours en retard, maman avait bien raison, ou peut-être pas?
Même si je viens encore de montrer à quel point je suis désordonné, je me demande si je ne peux évacuer cette vieille habitude ?
Même si je mets toujours les pieds dans le plat, comme quand…

Laissez-vous guider par l’observation de votre propre comportement, et voyez si votre vie peut devenir plus simple ?

PS : autres facettes de ce sujet, dans l’autre sens : quelles petites phrases disons nous à nos enfants ou proches?  « Pourquoi ne finis-tu jamais ce que tu as commencé? », « Ta chambre est un vrai bazar, encore une fois », « tu es tellement lent »… Est-il temps de changer de disque?
Dans le cas précis des enfants, il arrive parfois que nous soyons tellement occupés à nous juger nous même que nous ne nous rendons même pas compte que nous transférons, tendrement, mais surement, nos « zones d’amélioration » (réelles ou non, d’ailleurs) à nos enfants : « Elle est paresseuse comme moi », « il est timide comme son père », etc..

Attention ! Mon objectif est simplement de poser la question, pas d’en faire une obsession! Les enfants ont besoin d’être guidés, et il semblerait excessif de les laisser faire continuellement quelque chose qui va leur compliquer la vie à terme ou qui développe un manque de respect de soi ou de l’autre. Mais peut être y a-t-il une manière différente de faire?

Pas question non plus de commencer à vous inquiéter constamment de ce que vous pourriez bien transférer à votre insu vers votre enfant. Nous le faisons depuis la nuit des temps, et la race a survécu! Sans compter que comme le démontrent Tessa et Saoirse, en tant qu’enfant nous pouvons avoir une mauvaise interprétation de messages tout à fait insignifiants voire positifs à l’origine! C’est la vie! La bonne nouvelle est qu’on peut choisir à tout moment de changer les choses, même si elles sont « comme ça » depuis très longtemps.

 Est-ce que cela vous a aidé(e) ? Partagez vos expériences ci dessous ou  contactez moi ici.

Aucun commentaire

Publier un commentaire